10 erreurs à éviter quand on commence à courir

Quand on commence la course à pied, on a souvent envie de bien faire. Parfois même… un peu trop bien !

Tu enfiles tes baskets, tu mets ta meilleure playlist et c’est parti. Tu es motivée, tu veux progresser vite et, dans ta tête, tu t’imagines déjà courir 10 km tranquillement, cheveux au vent, sans même être essoufflée.

Sauf que la réalité des premières sorties ressemble parfois plutôt à ça : tu pars beaucoup trop vite, au bout de 5 minutes tu n’as plus de souffle et tu te demandes sérieusement pourquoi tu t’es infligé ça.

Rassure-toi, on est nombreuses à être passées par là !

Quand on débute la course à pied, on fait forcément quelques erreurs. Et ce n’est pas grave. Mais certaines peuvent te décourager ou rendre tes débuts beaucoup plus compliqués qu’ils ne devraient l’être.

Alors voici 10 erreurs à éviter quand tu commences à courir, pour progresser tranquillement et surtout prendre du plaisir.

1

Courir trop vite

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Ah, l’erreur classique !

Tu pars pleine de motivation et, quelques minutes plus tard, tu es complètement essoufflée en te demandant comment seulement 5 minutes ont pu passer.

Et là, forcément, tu te dis : « Je suis vraiment nulle en course à pied. »

Alors que non. Tu cours peut-être simplement beaucoup trop vite.

Quand tu débutes, ralentis. Ton allure doit être suffisamment confortable pour que tu puisses tenir sans avoir l’impression que tes poumons vont rendre leur démission.

Et si tu dois marcher ? Marche !

Ton objectif au début, ce n’est pas d’aller vite. C’est d’habituer progressivement ton corps à courir.

Mieux vaut courir doucement pendant 20 minutes que partir comme une fusée et détester les 15 minutes suivantes.

2

Vouloir en faire trop, trop vite

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Tu viens de commencer et tu as déjà envie de courir plus longtemps, d’aller plus vite et d’enchaîner les sorties.

Je te comprends. Quand on est motivée, on a envie de progresser vite.

Mais ton corps, lui, n’a pas reçu le mémo.

Quand tu débutes, oublie un peu les kilomètres et concentre-toi plutôt sur ton temps de course. Courir 10 minutes, puis 15, puis 20 minutes en prenant le temps de progresser à ton rythme est déjà une belle évolution.

La course à pied, comme le sport en général, t’apprend deux choses essentielles : l’humilité et la patience. Parfois, il faut savoir mettre son ego de côté et accepter qu’on ne peut pas tout avoir tout de suite.

Tes muscles, tes articulations et tes tendons ont besoin de temps pour s’adapter aux impacts de la course à pied. Même si, dans ta tête, tu te sens prête à en faire plus, ton corps a parfois besoin que tu ralentisses un peu.

Alors laisse-lui le temps.

Tu n’as pas besoin d’augmenter la durée de tes sorties chaque semaine ni de battre un record à chaque entraînement. À vouloir aller trop vite, la blessure peut vite arriver… et t’obliger finalement à t’arrêter complètement.

La progression se construit petit à petit.

Sois patiente, mets ton ego de côté et donne à ton corps le temps de devenir plus fort.

3

Négliger le repos et la récupération

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Quand on veut progresser, on pense souvent qu’il faut courir plus.

Mais le repos fait lui aussi partie de l’entraînement.

Ton corps a besoin de temps pour récupérer et s’adapter aux efforts que tu lui demandes.

Alors garde des jours sans course dans ta semaine et apprends à écouter tes sensations.

Tu es épuisée ? Tes jambes sont particulièrement lourdes ? Tu sens que quelque chose ne va pas comme d’habitude ?

Parfois, la meilleure séance du jour, c’est justement de ne pas faire de séance.

Et non, tu ne vas pas perdre tous tes progrès parce que tu as pris un jour de repos.

Se reposer, ce n’est pas arrêter de progresser. Ça fait partie de la progression.

4

Se comparer aux autres

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Tu ouvres les réseaux sociaux.

Une fille vient de courir 10 km en 50 minutes avec comme commentaire : « Petite sortie tranquille ce matin ».

Toi, hier, tu as couru 3 km avec deux pauses et tu as cru voir la lumière au bout du tunnel dans la dernière montée.

Et là, forcément : « Mais je suis nulle ! »

Stop.

Tu compares ton début avec le parcours de quelqu’un qui court peut-être depuis cinq ans.

Et surtout, n’oublie pas une chose : sur les réseaux sociaux, chacun montre bien ce qu’il veut montrer.

Tu vois son super chrono, sa sortie réussie et sa photo avec le sourire. Mais tu ne vois pas forcément les séances ratées, les jours sans motivation, les sorties où les jambes ne répondent pas ou les moments où elle a envie d’abandonner au bout de 2 km.

Alors ne compare pas toute ta réalité avec les meilleurs moments que quelqu’un choisit de partager.

La meilleure comparaison, c’est toi avec toi.

Il y a un mois, tu courais peut-être 10 minutes sans t’arrêter. Aujourd’hui, tu en cours 15.

Et ça, c’est une vraie progression.

Sois fière de tes petites victoires. Elles comptent beaucoup plus que le chrono de la voisine.

5

Négliger son alimentation

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Commencer à courir ne veut pas dire que tu dois immédiatement manger du quinoa, des graines de chia et préparer tes repas dans dix Tupperware le dimanche soir.

Promis.

Mais ton corps a quand même besoin d’énergie pour courir et récupérer.

Pas besoin de tout révolutionner : essaie simplement d’avoir une alimentation équilibrée et suffisamment variée pour donner à ton corps ce dont il a besoin.

Et pense aussi à boire suffisamment, surtout lorsqu’il fait chaud ou que tes sorties commencent à s’allonger.

Ton corps est quand même celui qui fait tout le boulot. Autant lui donner un peu de carburant !

6

Avoir peur de marcher

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Je vais te dire un truc : marcher pendant une sortie, ce n’est pas tricher.

Quand on commence, on peut avoir cette idée qu’une « vraie » coureuse doit forcément courir du début à la fin.

Mais qui a décidé ça ?

Tu peux courir quelques minutes, marcher une minute, puis repartir.

C’est même une très bonne façon d’habituer progressivement ton corps à l’effort.

Petit à petit, tu arriveras naturellement à courir plus longtemps.

Alors si tu as besoin de marcher, marche.

Personne ne va venir te retirer ta médaille officielle de coureuse.

7

Choisir ses chaussures uniquement parce qu’elles sont jolies

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Je sais.

Elles sont magnifiques.

La couleur est parfaite.

Elles vont tellement bien avec ton legging.

Mais malheureusement, ce n’est pas une raison suffisante pour choisir tes chaussures de running.

Le plus important, c’est ton confort.

La paire parfaite pour ta copine ne sera pas forcément la paire parfaite pour toi.

Essaie plusieurs modèles et choisis avant tout des chaussures dans lesquelles tu te sens bien.

Et pas besoin d’acheter toute la panoplie de la runneuse dès la première semaine. Une paire de chaussures adaptée et une tenue confortable suffisent largement pour commencer.

Tu auras bien le temps de devenir accro aux vêtements de running plus tard !

8

Transformer chaque sortie en compétition

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Tu regardes ta montre.

« La dernière fois, j’ai couru à 7 min/km. Aujourd’hui, il faut absolument que je fasse mieux. »

Non.

Toutes tes sorties n’ont pas besoin d’être plus rapides que les précédentes.

Certains jours, tu vas te sentir super bien. D’autres jours, tu vas avoir l’impression que tes jambes pèsent 25 kilos chacune.

Et parfois… sans aucune raison apparente.

C’est normal.

Ton sommeil, ton stress, la météo et plein d’autres choses peuvent influencer tes sensations.

Une sortie lente reste une sortie.

Et une mauvaise sortie ne veut pas dire que tu régresses.

9

Ignorer une douleur

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Il y a les petites courbatures du lendemain qui te rappellent gentiment que tu as fait du sport.

Et puis il y a la douleur qui revient à chaque sortie et que tu essaies d’ignorer en te disant : « Ça va passer. »

Spoiler : parfois, ça ne passe pas.

Si tu ressens une douleur inhabituelle, qui s’aggrave ou revient systématiquement, écoute ton corps.

Je sais que s’arrêter quelques jours quand on vient enfin de trouver sa motivation, c’est frustrant.

Mais devoir s’arrêter plusieurs semaines parce qu’on a insisté, c’est encore plus frustrant.

Et si une douleur est importante ou persiste, demande conseil à un professionnel de santé.

10

Oublier pourquoi tu as commencé

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Au début, tu voulais peut-être simplement bouger davantage.

Prendre du temps pour toi.

Te vider la tête après une journée compliquée.

Te sentir bien.

Ou simplement te prouver que tu pouvais le faire.

Puis arrivent les kilomètres, les chronos, les montres GPS et les performances des autres.

Et parfois, sans même t’en rendre compte, tu oublies pourquoi tu as commencé.

Alors rappelle-toi : tu n’as rien à prouver.

Tu as le droit de courir lentement.

Tu as le droit de courir 3 km.

Tu as le droit de marcher.

Tu as le droit d’avoir une mauvaise sortie.

Et tu as surtout le droit de courir simplement parce que ça te fait du bien.

Finalement, la plus grosse erreur serait de vouloir être parfaite

Tu vas faire des erreurs. Moi aussi, j’en ai fait.

Tu vas parfois partir trop vite, rater une séance, avoir une sortie incroyable un dimanche et te demander trois jours plus tard si tu sais encore courir.

Bienvenue dans la course à pied !

La progression n’est jamais une ligne parfaitement droite.

Alors sois patiente avec toi-même et célèbre tes petites victoires : tes premières 10 minutes sans t’arrêter, ton premier 5 km ou cette côte que tu arrives enfin à monter.

Tu n’as pas besoin de devenir une coureuse parfaite.

Le véritable objectif, c’est de trouver ta façon de courir. Celle qui trouve sa place dans ta vie, qui te fait du bien et qui te donne envie de continuer.

Alors vas-y doucement, sois patiente avec toi-même et surtout… n’oublie pas de profiter du chemin.

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